Le 3ᵉ Dragons : souvenirs d’hommes et d’amitié
Initialement, je n’avais prévu d’évoquer ma période militaire au travers de l’édition d’une simple page. Je ne me doutais pas un instant que quelques clics, aidés par la magie parfois bienveillante des algorithmes d’internet, allaient faire ressurgir une part si forte de mon passé.


Notre Berliet GBC8 Gazelle… que de souvenirs ! Au volant, nous nous repassions les scènes de Cent mille dollars au soleil, sans pour autant nous prendre pour Jean-Paul Belmondo ou Lino Ventura. Un jour, il m’a laissé en panne sur la route de Thiergarten, mais je ne lui en veux plus ! Ce jour-là, ce sont des chauffeurs militaires allemands qui m’ont dépanné. La camaraderie entre l’armée française et la Bundeswehr était bien réelle. »
Cette recherche m’a permis de retrouver l’un des deux copains avec qui j’ai partagé énormément de moments en dehors de nos missions respectives. Très vite, les échanges se sont multipliés, d’abord par internet, puis par téléphone. Et là, le temps s’est effacé. J’avoue que c’est un immense bonheur de retrouver le Dragon Jean-Marc Tabary, quarante-sept ans plus tard, avec quelques cheveux blancs en plus, certes, mais surtout avec la même chaleur humaine et la même complicité.

Vous constatez qu’il valait mieux ne pas embêter notre copain Jean-Marc, car côté des munitions, il avait de la ressource.
À l’époque, nous étions les trois Mousquetaires du PREM : moi, originaire du Creusot, Jean-Marc Tabary du Pas-de-Calais et Didier Froidurot de la Côte-d’Or. Trois jeunes Dragons, liés par le quotidien, les contraintes du service, mais aussi par une amitié simple et sincère. Jean-Marc et Didier étaient, et restent dans mon souvenir, la gentillesse personnifiée. Des copains sur qui l’on pouvait compter, sans jamais se poser de questions.

Nos deux camions-citernes n’étaient pas confiés à tout le monde. Il fallait un conducteur de grande qualité pour en prendre le volant, et Jean-Marc remplissait parfaitement ce rôle. Calme, posé, sérieux, habile au volant… ce sont des qualités que notre copain possède naturellement, et qui font de lui un conducteur d’exception.
Aujourd’hui, avec Jean-Marc, nous nous sommes lancés dans une quête qui nous tient particulièrement à cœur : retrouver Didier, le troisième Dragon. Nous disposons de pistes sérieuses et attendons avec impatience des informations qui viendront, nous l’espérons, confirmer nos recherches et peut-être réunir à nouveau les trois Mousquetaires, tant d’années après.

Le SIMCA Cargo que nous détestions tous conduire quand nous étions de service pour l’ordinaire, levier de vitesse dans le dos, double pédalage obligatoire, pas de direction assistée mais aussi moteur très bruillant !
Jean-Marc a également eu la grande gentillesse de m’envoyer plusieurs photos prises à l’époque. Ces images, chargées de souvenirs, ont ravivé des émotions intactes. Je lui en suis infiniment reconnaissant. C’est grâce à elles, et grâce à nos échanges, que j’ai ressenti le besoin de créer aujourd’hui cette page complémentaire, comme un devoir de mémoire, mais aussi comme un hommage à ces années qui nous ont marqués à jamais.

Quand nous étions en charge de la conduite du camion de ramassage des poubelles, nous avions pour compagnon ce SG2 Renault. Nous, les chauffeurs PL, sommes tous passés au volant de ce véhicule qui, malgré le bruit des couvercles de la benne, restait plutôt agréable à conduire.
Si vous aussi avez été à Stetten, au 3ᵉ Régiment de Dragons, ou membre de l’Escadron d’Éclairage Divisionnaire (EED) qui faisait partie de notre division, ou encore si vous vous reconnaissez sur certaines photos, n’hésitez pas à me contacter. Les souvenirs partagés ne demandent qu’à revivre.

Le dragon Tabary, pose devant le plus petit de nos trois bus de transport de personnel militaire ou de familles de militaires.
Encore une fois, merci à Jean-Marc pour ces retrouvailles inattendues et pour des échanges qui, désormais, vont se poursuivre sans attendre quarante-sept ans de plus.
Dragon un jour, Dragon toujours. Et que vive à jamais le souvenir du 3ᵉ Régiment de Dragons, aujourd’hui disparu mais jamais oublié.




























Reconnaissez quand même, et preuve à l’appui, que le Dragon s’était très tôt entraîné aux corvées de pluche. Mais, pour être franc, plus tard c’était quand même moins agréable que d’être au volant de nos Berliet GBC sur les routes !
























En savoir plus sur LVP71
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
